« La création des pôles territoriaux de développement est une option politique qui va connaître le développement accéléré de nos différentes régions, qui va réduire les déséquilibres constatées et va favoriser l’expression des potentialités, leur transformation et richesses et opportunités d’emploi », ainsi se résume les premières impressions de Idrissou BAKO sur l’émission Sans Détour de BL TV. Son argumentaire est basé sur la stratégie de promotion des filières agricoles mise en place par le Président Patrice TALON ayant conduit à la création de la GDIZ de Glo Djigbé. Cette expérience, dit-il, permet de transformer aujourd’hui plusieurs matières premières dont le soja et l’Acajou. C’est un succès à rééditer dans le cadre des pôles territoriaux de développement en rapprochant les industries des zones de production. « Si nous avons eu ce succès, pourquoi ne pas généraliser cela et rapprocher les hubs agro-industriels des zones de grande production ? », a-t-il lancé.

Tout en croyant fortement que cette réforme est gage d’un développement global du Bénin, Idrissou BAKO alerte sur quelques défis à relever. Il s’agit d’assurer un financement adéquat afin que l’initiative porte rapidement ses fruits pour rassurer les populations, ensuite il faudra une réelle coordination des actions sur le terrain, la clarification du rôle de chaque acteur et la mise en place de mécanismes rigoureux de suivi-évaluation et de reddition de comptes.

Interrogé sur la contribution des acteurs politiques à la réussite de l’initiative, Idrissou BAKO invite les responsables politiques, toutes tendances confondues, à considérer les pôles territoriaux comme une opportunité pour le développement de l'ensemble du Bénin. Ils doivent entre autres participer à l'identification des véritables leviers de développement de leurs territoires. Ils doivent aussi contribuer à l’information des populations, faciliter leur adhésion à la réforme et contribuer au contrôle démocratique de sa mise en œuvre.

Enfin, Idrissou BAKO croit au succès de cette initiative qui permettra au bout de quelques années de présenter ce modèle à la sous-région et à toute l’Afrique comme expérience réussie portant la signature du Président Romuald WADAGNI.