« Si le Senat n’avait pas été créé, il devra un jour ou l’autre l’être parce qu’il matérialise notre volonté commune lointaine de bâtir ensemble avec nos diversités, mais dans la concorde et la convivialité notre nation. », ainsi s’exprimait M Patrice TALON, ancien Président de la République et tout premier Président du Sénat. L’importance de cette institution n’est donc plus à démontrer puisqu’elle est chargée de façon générale de réguler la vie politique, protéger et promouvoir la démocratie dans le respect de la souveraineté du peuple. Elle est d’autant plus utile selon son Président, que le développement amorcé par le Bénin a besoin de stabilité et de sérénité pour se poursuivre efficacement. « La stabilité politique et la sérénité des responsables politiques suffisent à elles seules pour assurer l’efficacité durable des politiques publiques pour peu que les élus soient bien inspirés », estime Patrice TALON.
Se lançant dans une comparaison en matière d’exercice de la démocratie dans plusieurs grandes nations, le Président du Sénat affirme que : « Chez nous au Bénin, le Sénat est une institution d’apaisement de la scène politique, rien de plus. Cela nous permettra de vaincre nos démons en matière de rivalité stérile de heurts et de violences politiques, préjudiciables à l’efficacité continue et durable des politiques publiques ». Evidemment, cette déclaration a retenu l’attention de plusieurs observateurs de la vie politiques et les concitoyens et pour cause. Nul n’est censé ignorer que les dix dernières années de gouvernances ont été marquées par des réformes politiques utiles certes mais difficilement acceptées par une catégorie de la classe politique notamment les partis politiques d’opposition et certaines voix critiques au sein de la population. Même si toutes ces réformes ont abouti, il n’en demeure pas moins que de sérieux clivages demeurent au sein de la République.
L’heure du dégel politique a-t-il sonné?
Sur les nombreuses plateformes de discussions, le discours du Président du Sénat n’est pas passé inaperçu. Beaucoup de citoyens se demandent si enfin l’heure du dégel a sonné puisqu’en réalité après l’élection du Président Romuald WADAGNI et l’entrée en vigueur de la trêve politique, aucune concurrence politique à visée électorale n’est autorisée. Cela suppose que tous les citoyens béninois regardent dans la même direction, celle du développement. Ainsi nombreux sont les citoyens qui espèrent une réconciliation profonde entre fils et filles du même pays et l’instauration d’un environnement favorable au pardon et à l’acceptation mutuelle. En cela, l’opinion estime que le Sénat peut jouer un grand rôle. Il reste à oser agir en faveur de la paix et de la stabilité.
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