C’est une  révolution qui s'impose désormais dans les couloirs de l'administration publique béninoise. Par une circulaire conjointe signée le 24 juillet 2026, Rodrigue S. Chaou, Ministre délégué chargé du Budget, et Mahuna Akplogan, Ministre de la Transformation Digitale, ont acté la généralisation immédiate de la dématérialisation des supports documentaires lors de tous les ateliers, séminaires et rencontres officielles.

Zéro papier, zéro « kit »

Fini les piles de rapports imprimés et les sacs de documents distribués aux participants. Désormais, la transmission des documents de travail se fera « exclusivement » par voie numérique. Pour y accéder, les agents de l'État devront utiliser des codes QR ou des URL menant vers des espaces sécurisés de l'administration, tels que des SharePoint institutionnels. Les plateformes grand public de type Drive ou WeTransfer sont formellement proscrites pour des raisons de sécurité. 

Seule exception tolérée :

 les participants en situation de handicap pourront, sur autorisation, obtenir une version imprimée.La mesure va encore plus loin en s'attaquant au portefeuille de l'État. La circulaire interdit strictement  toute nouvelle commande de papier à en-tête officiel destiné à ces réunions.L'achat de « kits d'atelier » (bloc-notes, stylos, sacs personnalisés et autres gadgets) est aussi interdit. Pour obtenir ces objets, il faudra désormais une autorisation expresse, préalable et dûment motivée du ministre chargé du Budget.

Sécurité renforcée pour les dossiers sensibles

Conscient des risques liés au tout-numérique, le gouvernement encadre de près le traitement des données étatiques. Les documents confidentiels ou sensibles feront l'objet d'un accès restreint. Les participants devront s'authentifier individuellement avec un mot de passe. Les directions informatiques de chaque ministère sont placées en première ligne pour garantir l’étanchéité de ce dispositif.

Cette décision s'inscrit en droite ligne de la politique de transition écologique et de rigueur budgétaire du gouvernement. Reste maintenant aux différents secrétariats généraux et directions administratives à appliquer la mesure sans délai, sous peine de voir leurs dépenses rejetées par le contrôle financier.

Boris Kouessi GOUDJA